Les Jeux Floraux

Publié le par Shasvati

Bonjour, On est le 3 mai et aujourd’hui, je présenterai les Jeux Floraux- un concours annuel poétique fondé au Moyen Age et qui existe toujours de nos jours.Comme les jeux floraux ont été célébrés chaque 3 mai,j’ai décidé de faire un petit exposé sur ce thème aujourd’hui. La Compagnie des mainteneurs du Gai Savoir ( Consistori del gay saber) a été créé en l’an 1323 à Toulouse par sept troubadours qui voulaient défendre la culture occitane, menacée par la défaite des algibeois et ils ont établi un concours de poésie en langue d’oc .Le premier concours a eu lieu le 3 mai 1324 et le vainqueur a remporté une violette d’or.Plus tard, les Capitouls ont ajouté deux autres prix: un souci d’argent et une églantine d’or. En 1515, le nom de cette institution a été change en << Compagnie des Jeux Floraux >>. Elle se place sous le patronage d’une dame mystérieuse- Clémence Isaure dont l’existence même est douteuse.Il y a pourtant ses statues à Paris et à Toulouse. En 1694, Louis XIV en fit une Académie de 40 membres.La Compagnie des Jeux Floraux renonce à l’occitan et devient << L’Académie des Jeux Floraux >> , nom qu’elle garde jusqu’à aujourd’hui. Cette Académie a honoré, parmi d’autres, Hugo, Chateaubriand et Rousseau. L’Académie des Jeux Floraux peut être considérée comme étant à l’origine des prix littéraires français .Elle est aussi la plus ancienne société littéraire vivante du monde occidental. Grâce aux efforts de Frédéric Mistral, elle couronne aujourd'hui les oeuvres poétiques en langue d’oc ainsi qu’en français.Elle a pour but de promouvoir la culture et la langue occitanes. J'aimerais bien savoir ce que cette institution représente pour des Français ainsi que ce vous pensez d'occitan.Est-il vivant en France? A la prochaine fois, Shasvati

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Valeri Astanoff 18/09/2007 16:31

A propos des Jeux Floraux, je sais que le poème ci-dessous, de Pierre Jalabert a reçu un prix de l'Académie [des Jeux Floraux], mais j'aimerais savoir en quelle année...
[sans titre?]
Voyageur qui descends par les chemins de France,Vers le midi sonore aux larges horizons,Où d’un rouge plus vif le couchant se nuance,Où s’accroche du ciel au faîte des maisons,
Heureux de tes vingt ans et de ton allégresse,Voyageur attiré par les pays latins,Lorsque las de marcher dans l’orgueil des matinsTu rêveras du gîte et de la bonne hôtesse,
Il est, dans un pays entre tous encensé,Une cité joyeuse au coeur des plaines vertesOù les portes pour toi seront grandes ouvertesEt qui t’accueillera de ses deux bras dressés.
Cette ville où viendront s’endormir tes fatiguesTu la reconnaîtras à ses palais vermeils,A son fleuve grondant qui roule entre ses rivesPêle-mêle entassés des monceaux de soleil.
C’est Toulouse ! Salue la vieille capitale !Ses murailles de brique ont la couleur du jourDans sa vaste poitrine ont battu tour à tourLe cœur du Languedoc et l’âme orientale.
C’est Toulouse ! La sœur de l’antique Athénée,Toulouse dont le front est ceint de violettesLa cité des guerriers, des sculpteurs, des poètesOù naquit Raymond Quatre, où Goudelin est né.
Elle porte, superbe entre toutes les villes,Au sein de son blason la poésie en fleursEt dans un hosanna d’immortelle ferveurErige dans l’air bleu ses roses campaniles.
Tu la reconnaîtras à ses chansons des soirsA ses jardins où l’eau miroite sous la rocheA ses filles aux seins tendus, dont les yeux noirsFont déjà pressentir l’Espagne toute proche.
C’est Toulouse ! Païenne et chrétienne à la foisAvec ses souvenirs que le passé coloreEt son vieux Capitole et ses refrains patois,La ville de Pallas et de Clémence Isaure.
Alors, ô voyageur désireux de la paix,Quand tu verras au loin sa première tourelleUn invincible amour t’emportera vers elle !Quiconque l’a connue ne l’oublia jamais.
       Pierre Jalabert (1880 - …)